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Charlotte Sometimes

Blablabla

Questions

Publié le 17 Janvier 2019 par Cha*

Pourquoi  je n'arrive pas à être heureuse? Pourquoi je n'arrive pas à me réjouir de ce que j'ai et qui n'est finalement pas si mal? Pourquoi j'étouffe tout le temps du manque de ce que je n'ai pas? Pourquoi je ne peux pas vivre sans me comparer aux autres? Pourquoi il n'y a pas de vie en moi? Pourquoi je ne sais plus m'amuser ou être légère? 

C'est comme si je me punissais, que je m'obligeais à souffrir. Mais me punir de quoi? Du fait que mon père soit mort? Du fait que ma mère soit malade? Comme si me plaindre me faisait exister. Mais c'est détestable ces gens qui ne font que se plaindre et se morfondre! Peut-être que c'est pour montrer que je sais serrer les dents malgré une vie pas drôle.

C'est cette sensation de ne pas exister, d'être invisible, insignifiante, nulle, inutile qui me dévore. Comme changer ça? Et pourquoi je me sens tout le temps comme ça? On s'en fout non du regard des autres, non?

Pourquoi j'ai tant de colère en moi? Colère de quoi déjà? Et comment m'en débarrasser? Et la culpabilité, pourquoi elle me suit tout le temps celle là aussi?

Je me sens lourde, avec trop de poids (imaginaire?) sur mes épaules, trop de choses dont je n'ai pas envie de m'occuper mais dont je m'occupe quand même. Je ne me sens pas libre, et je crois que c'est un des vrais noeuds du problème.

Personne à qui parler vraiment. Marre d'envier la vie des autres. Si je ne vois personne c'est sûrement parce que me confronter à eux m'angoisse et me rabaisse. Et cette impression détestable que les autres ont

plus de chance de moi, qu'on leur tend la main et pas moi.

Je ne sais pas ce qui m'anime, pourquoi je me lève le matin, c'est triste. Je ne sais pas comment profiter de mon temps libre

Fatiguée de chercher des solution sans en trouver.

Fatiguée de dire que je suis fatiguée.

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AVANCER A L'ENVERS

Publié le 10 Novembre 2017 par Cha*

Oui, le burn-out est passé. Ses angoisses, son mal-être, ses douleurs. Tout ça s'est stabilisé. Certes.

Mais je reste malgré tout avec mes questions sans réponses, mes envies, mes projets sans aboutissement. Je reste dans mon petit trou, moins mal c'est sur, mais toujours bancale.

Toujours cette sensation de ne pas avancer, de ne pas trouver de solutions à mes problèmes. Problèmes que j'ai l'impression de créer à travers mes mauvais choix.

Je suis dans une situation personnelle et professionnelle tellement étouffante. Rien ne me satisfait, rien n'absorbe ma peine, aucune lueur d'espoir à l'horizon. J'ai le sentiment d'être condamnée à un job médiocre et sous payé, à une relation sans bonheurs à partager.

Je me sens seule, déphasée, à contre-courant. Je me sens incomprise, j'hésite toujours à parler des mes difficultés de peur qu'elles ne soient pas comprises. C'est comme si j'étais enfermée dans un cube en plexiglas: je peux voir tout ce qui ce trouve autour sans jamais y prendre part. Je me débats, je lutte pour en sortir mais mes efforts restent sans résultats. Et j'ai peur de mourir asphyxiée.

J'ai souvent la sensation que le monde va trop vite pour moi, que je n'ai le temps de rien, que la cadence augmente en permanence et que je n'arrive pas à suivre le rythme.

Je sens toutes ces choses qui changent, mais je n'ai d'emprise sur rien. Je n'arrive pas à créer de solutions alors je m'enfonce. J'en ai assez d'être patiente, car jusqu'ici la patiente ne m'a pas apporté grand chose. J'aie envie de changer, de reprendre les choses en main, mais ça ne paie pas. Je suis découragée et à la fois je ne peux pas m'empêcher de continuer à me battre.

J'en suis à hésiter à garder mon boulot pourri pour peut-être en choisir un très incertain et moins bien payé. J'ai vraiment la sensation de n'avoir aucune valeur professionnelle. Aucune valeur tout court. Je ne fais que survivre au final, je ne pérennise rien. Le pire c'est qu'à présent mon travail n'est plus pourri que dans la sphère professionnelle: il déteint sur ma vie affective, m'empêche d'avoir une vie sociale. Je suis donc frustrée à tous niveaux, je ne m'en sors pas. Je trouve pas de consolations, pas d'issues.

Je ne peux pas m'empêcher de me demander ce que j'ai fait pour mériter ça. Pourquoi je n'y arrive pas? Comment je dois faire?

Je culpabilise de dépenser de l'argent pour le plaisir, je m'en veux de ne pas faire que des dépenses utiles. Mais la recherche du plaisir c'est aussi ça qui me fait tenir. C'est un cercle vicieux. Je n'ai même plus les moyens de me faire plaisir. Je n'arrive plus à m'accorder du plaisir d'un point de vue matériel.

C'est terrible de se dire qu'on a fait des études, qu'on a de l'expérience, qu'on a beaucoup travaillé pour arriver à peine à subvenir à ses besoins... 

J'avance à l'envers. 

 

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Explosion

Publié le 11 Avril 2017 par Cha*

Bon.

Après avoir couru dans tous les sens, après avoir pris sur moi, après avoir serré si fort les dents pendant 3 ans, voilà une vraie explosion de ma personne.

Je ne sais plus qui je suis, ce que je fais, ce que je veux, où je vais, comment j'y vais. Oui, un peu comme n'importe qui, mais sauf que moi ça me fait un mal de chien, que ça me submerge, que ça me hante.

Je n'ai plus de contrôle et surement de ça dont j'avais besoin, mais là c'est très compliqué.

Je me sens très seule dans ce magma d'émotions. Je suis toute seule tout court. Mais là pour avoir un peu d'aide c'est compliqué. Je ne sais même pas quoi dire, je suis triste, en colère, abattue, angoissée, stressée, incapable de réfléchir.

Je me sens vraiment très mal, c'est comme si une partie de ma souffrance avait été refoulée pendant si longtemps qu'elle n'avais pas d'autres choix que dégouliner partout hors de moi.

J'ai eu tellement mal au corps et au coeur, je me suis perdue. Je suis perdue et je ne sais pas comment me sortir de là, je suis submergée et je ne peux même pas me permettre de faire une vraie pause pour réfléchir, pour donner une autre orientation à ma vie.

Je ne sais même plus comment prendre un minimum de plaisir, j'ai l'impression que je ne serai plus jamais heureuse pour le reste de mes jours. Sourire me coute tellement. Rien ne me stimule tellement. Je m'ennuie, je ne sais pas m'occuper.

Je n'ai pas d'amis à qui parler de tout ça. 

J'ai honte de moi, de ce que je suis, de ce que j'ai fait de ma vie.

J'ai tout gâché. Je m'en veux tellement de ne pas arriver à vivre. Je suis même pas foutue de prendre sur moi pour garder un travail, alors je me retrouve à faire un truc tout pourri qui de toute façon ne me plaira pas.

Je pense beaucoup à toi Papa, je t'en veux aussi de nous avoir abandonnés, de ne pas nous avoir laissé le temps de réfléchir à nos vies, de nous avoir fait vieillir prématurément. Tu nous manque, on a besoin de toi. 

Je voudrais juste avoir une bonne raison de me lever le matin.

Peut-être que si j'explose, c'est qu'il y a un petit soupçon de vie encore en moi.

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Décalage

Publié le 20 Février 2017 par Cha* dans Sadness, Questions, Work, Tristesse, Solitude, Dad, Angoisse, Deuil, déprime, Crise, Médiocrité

Période difficile et confuse pour moi.

Le temps passe vite, les choses sont toujours un peu les même, et les changements autour de moi ne me semblent pas bénéfiques.

Je suis toujours empêtrée dans mes questions existentielles, j'ai toujours peur, j'ai toujours pas d'envies, toujours en déprime. Sauf que je ne veux plus imposer ça aux autres. Je fais bonne figure mais ça va pas.

Je prends conscience qu'après presque 3 ans que mon père n'est plus là, ma famille est en train d'exploser. Que chacun fait sa vie de son côté, chacun vit à sa façon et qu'on n'est plus aussi connectés les uns aux autres qu'on l'était. C'est comme si on n'avait plus grand chose à partager, plus grand chose en commun. Et puis on vieillit tous, les plus anciens ont des soucis de santé, on ne veut pas voir les piliers de la famille partir, on parle d'héritage. Ca me rend tellement triste, c'est pas comme ça que j'envisageais ma famille, je pensais bêtement qu'on serait toujours unis, qu'on se comprendrait toujours. Ca me fait cet effet pour ma famille au sens large, mais aussi avec Maman et Camille. On est moins ensemble, on partage moins de trucs angoissants, donc les liens se desserrent. Ca m'angoisse à mort. Je me sens très seule. Une forme de vie a repris le dessus, un mélange de la vie d'avant et de maintenant. Le deuil est fini qu'on le veuille ou non. La fin du deuil a fait exploser nos liens.

Je perçoit un changement, la chape de plomb est en train de se désagréger peu à peu mais rien ne redevient normal. Je ne sais pas où je vais, j'ai des questions plein la tête. Rien ne me donne envie d'avancer. La vie me parait moche, brutale, fourbe, compliquée. Je suis fatiguée de me battre pour exister, pour soutenir les uns et les autres. Je voudrais passer le reste de ma vie à dormir. Je n'ai plus d'énergie.

Ca me perturbe cette période où tout me semble bancal: boulot, couple, famille, santé... Je me sens régresser, je n'arrive pas à réfléchir, je me sens idiote de plus en plus, je me sens minable dans ma vie.

Le boulot... pff. Si seulement je pouvais ne pas travailler, ou même arrêter de me battre pour stabiliser ma situation... Je suis épuisée de ce côté là et ça conditionne tellement d'autres trucs. J'en ai marre d'être tout le temps en stress pour de l'argent ou du confort. Je souffre tellement de ne pas arriver à me poser un peu dans un travail où je n'aurait pas trop de questions à me poser. Je voudrais arrêter de me prendre la tête, mais c'est comme si je ne pouvais pas m'en empêcher.

Il y a un décalage entre ce que je suis censée être: une personne éduquée, qui a fait des études, qui est dynamique, ambitieuse, brillante, une personne spéciale... et ce que je suis vraiment: une ratée, une lâche, une feignasse, une idiote. La façon dont on me voit me met beaucoup de pression, j'essaie de maintenir cette vision qu'on a de moi sans y croire une seconde. Je ne suis pas spéciale, je suis une pauvre fille comme les autres. J'ai loupé des tournants de ma vie et je me suis enfermée dans une médiocrité incroyable. Certes ma situation est plus précaire qu'avant et ne m'aide pas à me stimuler. Je me trouve méchante et aigrie, je ne sais pas comment Thomas fait pour me supporter, j'ai l'impression d'être une petite fille pourrie gâtée à qui tout est dû, je me sens responsable de sa situation a lui aussi.

Je suis fatiguée de cette vie qui ne me réjouit pas.

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L'Oubli

Publié le 4 Mars 2016 par Cha* dans oubli, dad, love, mort, perte, Deuil

J'ai du mal à réaliser que mon père n'est plus là depuis bientôt 2 ans.

Putain c'est long 2 ans!

Ca me parait tellement absurde, j'ai l'impression que tout ça c'était hier.

Et hier je n'aurais jamais pensé survivre à ce cataclysme. Au final je suis encore là. Et ça va.

Comment 2 ans de ma vie ont pu passer comme ça, sans que je m'en rende compte? Les choses ont l'air d'être toujours les mêmes. C'est juste que je les vois sous un jour différent maintenant.

Avant la douleur était là en permanence. Maintenant la douleur s'est transformée en une sorte d'anesthésie générale. Je vis dans un monde où plus rien n'a vraiment d'importance, mes sentiments ne sont plus aussi forts, tout est assez égal, rien ne bouge trop.

J'ai l'impression que je t'oublie Papa. C'est assez bizarre mais c'est comme ça. Je ne pense plus trop aux moments douloureux qui ont précédé ta mort, ça m'obsède moins. Du coup j'ai l'impression d'oublier de penser à toi. Peut-être que mes pensées sont juste tournées vers des choses plus anodines du quotidien. Des choses qui peuvent paraitre sans importance mais qui sont tout toi.

Quand je pense aux mauvais moments ça ne me fait plus un trou dans le ventre, un poids dans la poitrine ou sur mes épaules. C'est devenu une pensée normale.

Comment on a réussi à continuer à vivre sans toi? Toi qui occupais tout l'espace? Franchement, comment on fait? On y pense peut-être pas au quotidien, mais quand on réalise que tu n'es pas là pour partager tel ou tel moment, c'est comme une grosse claque. Il y a vraiment bizarre à vivre sans toi.

Je culpabilise tellement de devoir continuer à vivre malgré ton absence. De continuer à m'accrocher à des trucs qui me paraissent sans aucun intérêt.

Souvent j'arrive pas à pleurer à être triste. Et je m'en veux. Comme si mon cerveau se mettait sur OFF pour ne pas éprouver le manque, la douleur et tout le reste. Une espèce de sauvegarde de moi-même. Ca n'empêche pas les flash-back subits. Les accès de tristesse soudains.

Mais globalement tu m'échappe. On ne pourra jamais plus manger ta cuisine, te voir t'éclater dans ton potager ou écouter ce que tu pense. C'est horrible parce qu'on s'est tous construits de ça, de toi.

En fait, en écrivant ces mots, je me rends compte à quel point je ne t'oublie pas. A quel point tu es toujours aussi important dans ma vie même si tu n'y es plus physiquement. J'ai aucune envie de vivre le restant de mes jours sans toi, c'est trop long.

Je t'aime, j'ai besoin de toi et j'aimerais tellement que tu sois encore là pour m'aider à vivre, pour me distiller ta force incroyable. Ton regard sur moi me manque. On en serait où aujourd'hui si tu étais encore là?

En fait je ne t'oublie pas. J'évite juste de penser trop fort à ta perte parce que j'arrive plus à rien contrôler dans ces cas là.

La vie est fade sans toi.

L'Oubli
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Peur

Publié le 2 Février 2016 par Cha* dans peur, Tristesse

Je crois que la peur est devenue le nouveau leitmotiv de ma vie.

Je me rends compte que j'ai peur de tout.

Peur des gens, peur de souffrir, peur d'être triste, peur d'être seule, peur de grandir, peur de la maladie, peur de la mort des autres, peur de la pauvreté, peur de la précarité, peur de vieillir, peur d'avoir des enfants, peur du travail, peur du conflit, peur de parler, peur d'oublier, peur de ne rien accomplir, peur d'agir, peur des conséquences, peur de mes lacunes, peur de l'avenir, peur du vide, peur encore et encore.

Le monde me fait peur, la vie me fait peur.

Je vis dans un tourbillon d'angoisses, je suis pétrifiée.

En perdant mon père, j'ai perdu en insouciance, en sérénité, en envie. J'ai tellement perdu. J'ai perdu mon étoile du berger, mon guide.

Peur
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Chômage

Publié le 2 Février 2016 par Cha* dans chômage, peur, déprime

Je me sens seule. Complètement empétrée dans ma misère. J'ai l'impression que mon entourage voit très bien que rien ne tourne rond pour moi mais qu'à ce stade, personne ne peut vraiment plus rien pour moi. Parce qu'on ne peut pas trouver du boulot à ma place, parce qu'on ne peut pas aller bien à ma place.

J'ai l'impression que tout bouge en ce moment, pour tout le monde sauf pour moi. Après je le veux surement bien, d'une façon ou d'une autre. Ca fait un moment que j'arrive pas trop à me bouger, à tout point de vue.

Mais j'ai un regain d'énergie depuis quelques temps. Je n'arrive toujours pas à réfléchir, à avoir des idées ou à m'occuper autrement qu'avec internet, mais désormais je me sens capable de plus de choses. Et j'ai l'impression que les portes ne s'ouvrent pas malgré mes efforts (certes modestes, mais efforts quand même).

Je suis frustrée. Frustrée qu'on ne reconnaisse pas la valeur de mon travail, qu'on m'utilise, qu'on m'exploite, sans contrepartie.

Moi qui pensais que trouver du travail était facile, que ce n'était qu'une question de motivation, et que comme cette motivation est revenue, trouver du travail aurait du être une formalité. Bof, ça se passe pas comme prévu. Je suis coincée ici, dans cette région où il n'y a pas de travail. Aller travailler plus loin? Oui, mais pour avoir quelle vie? Pour ne pas gagner plus mais pour dépenser plus d'énergie? Je suis pas trop pour. En même temps ici, il ne faut pas faire le difficile...

Je me démène dans mon secteur, mais il ne se passe rien. Je me prends des portes dans la gueule, alors qu'avant j'avais juste à claquer des doigts. Ce changement me fait mal. Avant j'étais sure de mon parcours, de ma capacité à occuper des postes, même inaccessibles. Maintenant, le monde du travail me parait flou, obscur, je ne sais plus comment séduire les recruteurs, vers quoi me tourner, comment faire pour me faire repérer, pour que ma candidature fasse mouche.

J'arrive pas à mettre à profit cette période de vide professionnel. J'ai tellement peur à l'idée de ne pas retrouver de travail, de stabilité, que je n'arrive à me concentrer sur rien d'autre. Le boulot (et surtout l'absence de boulot) accapare toutes mes pensées. C'est terrible. Moins ça vient, plus j'y pense. J'arrive pas à voir vraiment plus loin que mon domaine d'action, dur de se réinventer, de se réorienter quand on a pas d'idée précise pour l'avenir.

Je sais juste que j'aimerais un boulot intéressant, qui me stimule mais me laisse un peu de temps pour moi, une stabilité professionnelle afin d'établir une stabilité personnelle, pour pouvoir refaire des projets.

Je me rends compte que je suis entrée dans la précarité. Que je compte mes sous, que je ne peux plus me projeter faute de moyens d'attendre encore.

Je ne suis pas sereine.

Chômage
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No Future

Publié le 9 Décembre 2015 par Cha* dans déprime, no future

Retour à la case déprime.

Parce que je n'ai plus de travail, encore une fois. Je le savais depuis mi-août que mon contrat se terminait, mais je n'ai pas réussi à me bouger et que j'ai juste les boules de m'être investie dans un job qui n'a plus besoin de moi, je me sens trahie. Que je ne sais plus comment me réinventer, car toutes les solutions que je pourrais avoir me paraissent toutes plus mauvaises les unes que les autres. Parce que que je me sens au bout du rouleau physiquement. Parce que je me sens seule.

De plus en plus la sensation que rien ne vaut vraiment la peine qu'on s'arrache le cul.

D'autant plus depuis les attentats de Paris, d'autant plus depuis le score du FN aux dernières régionales.

Je n'arrive plus à croire en l'avenir, à avoir de l'espoir, à voir ce qui pourrait me donner envie de vivre. Ce monde me parait tellement dégueulasse, tellement sordide, tellement injuste, tellement violent. Toutes ces mauvaises choses de la vie m'étouffent, m'enfoncent, me rongent.

Je me pose tellement de questions sur l'avenir... c'est terrible. Un genre de conscience ultra développée de ce qui m'entoure. Souvent je me demande pourquoi les gens ne perçoivent pas toute cette merde qu'ils ont devant les yeux. Est-ce que j'ai une super empathie qui se retourne contre moi ou est-ce que les autres arrivent juste mieux à faire la part des choses?

Pourquoi on devrait aller voter pour un parti auquel on ne crois pas juste pour en contrer un autre? Bien sur que je vote, mais au fond de moi, je n'y crois pas, je trouve ça tellement absurde. C'est aberrant de se rendre compte qu'on fait ce geste pour rien alors qu'à l'origine le vote est un geste qui a tellement de sens. Les politiques sont tellement éloignés de nos vies, comment pourraient-ils savoir de ce dont la plupart des gens on réellement besoin alors qu'eux sont à l'abris de tout et n'ont jamais mis leurs mains dans la merde? Pourquoi personne ne voit que travailler est devenu une douleur, une vraie souffrance pour tellement de personnes? Est-ce que les gens sont vraiment contents de faire 2h de transports en communs pour nettoyer les bureaux la nuit pour un salaire de misère? Bien sur que non, mais ils n'ont pas le choix. Et ça c'est terrible: ne pas avoir le choix. On est une merde et on sait que ça ne changera pas. Ou alors on est quelqu'un de génial dans le monde du travail mais on est aussi en même temps un gros connard qui méprise tout le monde, qui s'en met plein les fouilles et qui n'a pas de vie? Pourquoi, quand on est salarié, on se fait virer si on fait une connerie et quand on est un politique il ne se passe rien?

On est devenu une société de gens blasés. On se fout de tout, car les gens qui sont à notre tête nous méprisent. Ce n'est probablement pas la bonne méthode, mais c'est notre façon de montrer qu'on en peu plus d'être pris pour des cons. Je ne veux plus faire aucun effort pour des gens (patron, politique, connaissances) qui s'en branlent, qui n'ont aucunes valeurs. Alors on fuit. On consomme pour oublier.

Je fais surement des caprices de petite fille qui ne voit pas ce qui a de bien, parce que c'est peut- être plus facile comme ça. Ok, pourquoi pas.

Mais voir que les campagnes sont minées par des lotissements alors que les centres-ville tombent en ruines, que presque tous nos aliments sont contaminés, que les politiques ne risquent rien, que patrons ne peuvent pas payer convenablement leurs employés car ils payent trop de charges, qu'on va tous finir par avoir un cancer, que les gens se tuent aux quatre coins du monde, que les gens se mettent en scène sur internet et dans leur vie, que les gens sont séduits par des discours xénophobes, que vouloir vivre bien coute une fortune, que l'on se rend malade pour son boulot... (et la liste pourrait continuer encore et encore) et ben, moi je n'accepte pas ça, ça me rend malheureuse et puis c'est tout.

Je n'ai qu'une envie: fuir. Rester dans mon monde, mes rêves, mon sommeil. Je ne veux plus me confronter à la connerie humaine, à la haine, à la pourriture ambiante et que je n'ai plus la force d'encaisser tout ça. Je ne veux plus vivre (ça ne veut pas dire que je voudrais mourir pour autant). Mais je n'ai plus l'énergie de vivre dans cette vie là, et surtout, je ne sais plus pourquoi vivre.

Je ne trouve de sens nulle part. Je n'ai plus d'espoir.

No Future
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Corps

Publié le 10 Août 2015 par Cha* dans corps, intuition, douleur, souffrance

Autant j'ai l'impression de ne pas souffrir tant que ça, que mon esprit ne fonctionne plus vraiment, que mes émotions ne me débordent plus, que la souffrance glisse sur moi.

Autant je vois bien que mon corps a beaucoup encaissé cette année: acné virulente, entorse de la cheville, allergie de peau, accident de voiture, blessure au petit doigt, arrachement de la plaque palmaire, déplacement d'une vertèbre, perte de poids, problèmes de concentration, fatigue, crises d'asthme...

Mon corps dit au monde que j'ai mal, puisque je n'arrive pas à le dire moi-même.

C'est étonnant comme les émotions négatives ont à ce point besoin de sortir de nous, d'une façon ou d 'une autre. C'est un besoin vital en fait.

C'est bizarre de ne pas arriver à pleurer mais d'exprimer sa tristesse par sa peau ou ses poumons.

Ce rapport au corps me fascine. Ca me conforte dans l'idée qu'il y a une énergie du corps souvent plus vraie que celle de l'esprit. Si l'esprit est confus, le corps ne l'est pas. Il faut juste décoder ce qu'il nous dit. Souvent j'ai une répulsion ou une attraction pour des gens que je ne sais pas du tout expliquer, comme si mon corps ressentais des choses qui me mettraient en garde ou au contraire me dirait "vas-y, la voie est libre".

J'ai une grande confiance en mon corps, bien plus qu'en mon mental.

Particulièrement depuis que je fais du yoga. J'essaie de m'écouter, de ressentir ce qu'il me dit.

Ca rend assez terre à terre, mais le corps reste concret, ça me rassure.

Corps
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Back to the gouffre

Publié le 10 Août 2015 par Cha* dans Lose, Depression, Tristesse, Work

Retour au gouffre.

Après tant de mois à porter tant de stress, de souffrances, d'espoirs, de désillusions, à être au coeur d'un tourbillon dévorant, me revoilà au fond du trou.

Ces derniers temps j'avais mis toute mon énergie dans la finalisation de cette vente, dans le fait de soutenir au mieux mon frère et ma mère. Il me tardait tant que ce soit fini.

Mais maintenant il n'y a plus rien à attendre.

C'est fini, une fois encore. On fait quoi maintenant? J'y avais pas pensé. J'avais juste besoin de souffler, de penser à autre chose, mais j'ai n'ai rien d'autre à quoi penser.

Le vide est de retour. Rien n'a changé en un an. Je ne sais toujours pas comment vivre avec tout ça. Je suis perdue et immobile.

Cette période a tellement mobilisé mon esprit que j'étais absolument incapable de me concentrer, j'ai pas arrêté de me blesser, de faire des conneries. J'ai l'impression de ne faire que de la merde au boulot et ça me rend malheureuse. En fait c'est le seul domaine sur lequel je comptais encore pour me sentir exister, mais j'ai vraiment la sensation d'être incompétente au possible. Je me sens minable. Quoi que je fasse, j'ai l'impression de n'arriver à rien, d'être à côté de la plaque en permanence. Je ne sais pas ce que je vais faire après, et ça rend l'angoisse encore plus présente. Rechercher un nouveau boulot, recommencer à zéro, je m'en sens absolument incapable. De toute façon, il n'y a aucun endroit dans lequel j'aurais VRAIMENT envie de travailler...

Faire des projets, avancer, trouver une raison de me lever le matin, être en société... tout ça est un réel combat. Je me bat, mais en même temps, je ne vois pas l'intérêt de le faire.

Parler avec ma famille cet été m'a fait du bien.

La relation que j'avais mise en pause l'an passé s'est remise petit à petit en marche. J'ai lâché mon venin, ça m'a soulagée. Et je crois que le recul que j'ai pris, la décision de ne plus y penser a été réellement salutaire. J'ai réussi à me sauver du naufrage. Et j'ai du coup plus de plaisir dans cette relation aujourd'hui, elle ne me détruit plus. C'est déjà ça.

Ce qui est compliqué c'est que j'en ai rien à foutre de rien. Rien ne vaut la peine que je dépense mon énergie. J'arrive plus à me forcer. C'est surement bien, mais ça aide pas trop à se secouer.

Autour de moi on me donne des idées de ce que je pourrais faire de ma vie. Rien ne me branche suffisamment. C'est triste.

Je ne sais pas de quoi j'ai besoin. Comment faire sortir le mal en moi.

J'ai besoin d'aide, mais je ne sais pas à qui demander.

Je suis triste à mourir.

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